Mourir de sa belle mort

9 novembre 2009 par ctoileblog

Avec la super cagnotte du Loto et la retraite dorée, mourir de sa belle mort est l’un des souhaits les plus plébiscités par l’Homme moderne.

 Je me souviens vaguement que Léon Bloy dans son Exégèse des Lieux Communs précisait que par “mourir de sa belle “mort il fallait entendre “mourir de mort naturelle”. A croire que toutes les autres morts sont surnaturelles ?! ah ah ah – poursuivait-il ironiquement – le méchant homme.

 J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, mis à part les crimes d’Etat protégés par le secret défense, je ne vois aucune autre sorte de morts surnaturelles ? ( voir les nombreuses morts suspectes de la Vème République).

 Je crois bien que par mort naturelle, il faille entendre “mourir dans son sommeil”.

En réalité bon gens on ne meurt pas dans son sommeil : on se réveille et on crève plus ou moins vite. On lutte et dans la précipitation le cœur s’emballe, la bouche ouverte dégage ce cri silencieux qu’on appelle le souffle de la mort (rentré précédemment par les narines pendant le sommeil) . Cela peut durer quelques minutes, mais on a le temps de la sentir – l’effrayante ! – qui vous tricote de l’intérieur et de vous envahir jusqu’à l’ éteindre ce cœur résigné finalement à mourir ; soyez-en certain ! Mourir de mort naturelle c’est le crime parfait ! … Au petit matin les gens se félicitent d’une si belle mort et ils l’affirment à qui veut l’entendre « il est mort dans son sommeil, pensez-donc, j’aimerai bien finir comme ça ».

 

Tagada tsoin tsoin

20 octobre 2009 par ctoileblog

 

clown

Il y a quelques semaines une information de deuxième ordre a ébranlé la fine fleur du football français. 

Les dirigeants du Paris Foot Gay ont demandé à leur ligue de prendre des sanctions à l’encontre du Créteil Bébel, après le refus de ce club de «musulmans pratiquants» de jouer un match, refus élégant exposé dans ce  mail :

«Désolé, mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu’un simple match de foot, encore une fois excusez-nous de vous avoir prévenus si tard».

On est en droit légitimement de se poser la question : est-ce que le Paris Football Gay accepterait de jouer un match contre le Paris Football Travelo ?

En tout cas c’est officiel, Le FC Camionneuse refuse de jouer contre l’Olympique Saucisse.

Le Vingt-Septième Livre de Marc-Edouard Nabe

29 septembre 2009 par ctoileblog

 

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Il commence ainsi :

“je suis un loser , ce qu’on appelle un écrivain à insuccès, un worst-seller…J’ai complètement raté mon destin d’écrivain.”

Je n’avais pas vu cette préface dans la réédition d’ « Au Régal des vermines », ‘suis pas collectionneur au point de doubler mes originaux.

Manque de peau, je loupe le bonus. Et quel supplément ! Une préface pour annoncer une dernière !

Il s’est bien rendu compte que sa sortie était passée à la trappe alors il en a fait un livre : Le 27ème livre, 2+7=9, en numérologie c’est le chiffre de la dévotion, du sacrifice pour rien en somme…Il raconte tout ça : c’est son voisin d’immeuble, la Star Michel Houellebecq qui lui a volé son destin ! Quel retournement !  Michel Houellebecq n’était rien au départ, juste Michel le voisin d’en face, puis il est devenu Houellebecq qui déménage pour plus grand.

Désormais Nabe jette un oeil depuis sa fenêtre sur ce couple qui a remplacé l’écrivain best-seller et il se souvient. Des souvenirs à quoi bon ? Pour lui rappeler chaque jour qu’il en est resté au même point ?  Il évite cette fenêtre, elle lui rappelle qu’il fait du sur-place depuis 20 ans. Je ne dois pas être loin de la vérité en parlant d’évitement.

Ce petit livre est l’une des rares failles sentimentalistes de l’œuvre de Marc Edouard Nabe. Jamais une faiblesse dans son fameux  journal intime et là il se saborde.

 Lorsqu’il évoque la nouvelle cuisine Ikea de sa femme, Nabe l’écrivain n’est plus qu’un boxer grogui, elle a même été obligé de chercher du travail…

 J’ai de la peine. ce livre a des accents houellebecquien.Il va finir par plaire au plus grand nombre.

 Nabe se croit Arabe, mais il est habité d’un mal très français des années 80 (période ante-zidane), il ne pense qu’au beau jeu et il oublie qu’il y a un match à gagner et une famille à nourrir. Il s’agit de ne pas se tromper de tactique :La transcendance ou le nihilisme ? Le trio nabien :  Tigana, Platini, Giresse fait rêver les foules avec son football salsa, ils mènent même 3-1 dans les prolongations et ça fanfaronnent drôlement, le jazz à tous les étages ! Et vlan ! Ils se font remonter contre toute attente par  la grosse caisse allemande : la RFA de Houellebecq. Michel et ses frères teutons boiront une bière pour fêter leur victoire surprise, en toute simplicité.Ils iront en finale.

 Lorsqu’on finit par se retrouver dans une métaphore footballistique : on a touché le fond.

Passé aux oubliettes le 27ème livre. Juste bon à être chroniqué sur un blog.

 Je participe à la chute.

 Le plus grand écrivain français vivant tire sa révérence dans l’anonymat le plus total. Il n’a plus qu’à se couper une oreille comme Van Gogh. Laissons le à ses Orients.

Je note que lorsqu’on fait référence au « plus grand écrivain français vivant », les gens pensent à une blague. «  Nabe ? Non ce n’est pas sérieux. Qui est ce Nabot ? »

 

En lisant le 27ème livre, je pensais à gagner au loto pour devenir le Mécène de Nabe.

Mécène pour écrivain c’est un métier qui n’existe pas me dit-on.

De toute façon il n’y a plus d’artistes pour écrire, Nabe était le dernier peintre en mots.

Le plus dur reste à faire : tirer les cinq bons numéros à la française des jeux. C’est la dernière chance de Nabe, elle est proche de zéro.

Billet blanc sur fond blanc

27 septembre 2009 par ctoileblog

 

Devant l’abris de bus, il y a une nana sous la pluie.

 Des tas de nanas aiment prendre l’eau ; or celle-ci porte une superbe combinaison qui accentue délicieusement sa taille.

Sans ça je ne l’aurai pas remarqué.

Je me décidais à continuer ma route avec cette image volée d’un cul aérien, un de ses songes lyriques qui contracte le temps .

Assurément, le trajet m’aurait paru moins long.

Mais j’ai été saisi par ce tableau d’une géométrie parfaite : perpendiculaire au bitume et parallèle au béton, elle se dressait contre les éléments, comme surgit de terre pour transpercer le torrent.

 Je m’arrête. Elle ne se fond pas dans le décor, elle le fait disparaître. Même les arbres de la rue, enguirlandés pour noël, clignotent pour rien. Sa singularité suffit à irradier le trottoir. C’est la seule trace d’hyper humanité à l’horizon. Un Ovni dans ce paysage obstrué. Une invasion extraterrestre en plein déluge.

A cet instant, quelques cheveux mêlés aux cils sont collés sur ses joues. Elle tord sa bouche pour attraper une mèche, qu’elle plisse discrètement entre ses lèvres pulpeuses. Ses seins minuscules à peine dévoilés par l’effet mouillé du textile achèvent de me troubler : ces parcelles d’elle imperceptibles sont de vrais attentats à ma pudeur.

 Elle est magnifique même lorsqu’elle remonte le fleuve Nicaragua à contre courant. On lui verse un saut d’eau sur la tronche et elle est encore plus belle qu’avant. Ta sœur aurait envie de lui percer un rein.

Elle m’interroge du regard, ses yeux trempés se demandent ce que je fais immobile sous la pluie.

Sa beauté est une injustice. Je ne serai pas étonné qu’une femme la pousse au passage du bus.

« Je vais te sauver la vie» lui dis-je.

et puis nous avons eu deux enfants ensemble – c’est aussi simple que ça.

Iran : un goût de sel dans la bouche.

19 juin 2009 par ctoileblog

nikanpour 

Miss Iran 1978

 

L’Iran c’est quoi ?

L’Iran c’est l’ancienne Perse.

Darius Ier ,II ou III étaient plutôt des rois belliqueux.

D’ailleurs dans un péplum, le perse n’est pas avantagé par le scénario. Lorsqu’il n’est pas tapi dans l’ombre pour égorger un Grec pédéraste, il tire une flèche dans le dos du héros en pleine bataille. Il est facile à reconnaître, il a une longue barbe fine et pointue , des yeux de traitre, et il n’aime pas les déviants.

A l’époque, les méchants étaient Allemands dans les films de guerre « mondiale » ou Perses dans les films de guerre       « antique ». Allemand ou Perse c’est la même chose, la même fratrie ! Ne dit-on pas que l’Iran est le Pays des Aryens ! Et qu’il existe une langue commune aux indo-européens : le sanskrit ? Dans le persan, on retrouve même beaucoup de mots germaniques. Comment s’étonner alors qu’Ahmadinejad n’évoque pas les gloires pangermaniques avec une certaine tendresse, voire nostalgie familiale.

Les Iraniens,

Ils ont même poussé leur caricature  jusqu’à vivre sur une terre aride, leur désert n’est pas une invitation aux aventures épiques Sahariennes : non ! Il s’appelle le Désert Noir. Leurs Montagnes ne sont pas des pics majestueux mais une pénible succession de dénivelés symétriques, une vague régulière aussi monotone qu’un soir de fête à Téhéran.

 Or parfois ! Une lueur d’espoir perfore la roche, un peu comme ce sel d’une jolie teinte rosée qui jaillit du sol et se solidifie au contact de l’air : L’espoir statufié en somme. Ce phénomène n’est pas qu’une particularité géologique de l’Iran, il est la marque d’un Pays imprévisible. C’est le peuple qui se soulève avec un goût de sel dans la bouche pour renverser son dictateur  !

On parle beaucoup en France. Certains disent que l’occident n’a pas à refaire une élection dont le résultat ne lui convient pas (en fait ils ne sont pas pour  Ahmadinejad complètement mais pas contre son élection non plus). D’autres affirment que nous sommes à l’aube d’ un « printemps de Téhéran » (en fait ils ne sont pas pour Moussavi complètement mais pas contre son élection non plus).

Moi je voulais simplement ne pas donner mon avis.

Je vais plutôt prendre celui de la vieille femme assise paisiblement à l’ombre du figuier et de l’ amandier. Celle dont la  maison est isolée dans le creux d’une vallée fertile. Les événements dans son Pays ne semblent pas perturber ses rêves de jeunesses lorsqu’elle triomphait en Miss Iran 1978. Quel est ton avis femme ?

 vangoghrameauxdefleursdamandier

Fleurs d’amandier – Toile de Van Gogh

Kinski / Celine

9 mai 2009 par ctoileblog
klaus kinski
“toi là-bas ! Tu n’es qu’une merde !”
  
 

On peut comparer Kinski à Céline. Ils bossaient pour le fric et hurlaient tous les deux leur génie à la face du monde ! Pas le temps d’inventer d’autres raisons et de verser dans le sentimentalisme : le génie ça se paye !

Rages meurtrières pour l’un lors des tournages, folie du verbe jusque dans l’ordure pour l’autre dans ses pamphlets.

Céline savait claquer une phrase, les enchaîner comme des coups de sabres à en faire voler des têtes innocentes ! Kinski pouvait offrir son âme pour une scène, plonger sa gueule dans la caméra, se rouler dans la boue et à pleine gorgée boire sa propre bave en s’essuyant à même l’humus.

Dans les deux cas, il ne s’agit pas d’une posture, mais bien de deux bêtes traquées par la grande faucheuse.

L’art comme seul moyen de défier Dieu et l’absurdité de la Création : on te donne le sourire et l’instant d’une vie, il se fige en une ride atroce. On te donne le souffle et à la première inspiration tu as l’intuition qu’il t’en manquera, c’est une bonbonne d’oxygène que tu vas respirer jusqu’à la dernière bouffée. Sachant ça, comment ne pas hurler cette vérité aux sourds !

 

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“Une biographie ça s’invente !

 

 

Le génie de Céline est d’avoir rangé l’individu au second plan, derrière l’objet. Les idées au service des mots -l’idéologie au service de l’art ! Et non l’inverse ! Voilà la grande astuce de Céline. Il faut que la « forme » jaillisse du « fond » ! Son style n’existe pas sans ça.

Plus l’idée est juteuse et le concept misérable, plus l’auteur aura plaisir à donner son génie en spectacle et balancer son art en pâture !

Il y avait un tel élan dans ses pamphlets, un tel génie littéraire qui vous transporte que de jeunes français sous l’occupation se sont engagés sur le front russe dans les feldgrau après avoir lu les «Beaux draps». Ils ont péri les os glacés jusqu’à la moelle dans les congères de Stalingrad. Ils n’ont pas connu les honneurs posthumes de leur héros.

Jamais on a pu lire “paroles” aussi déshinibées, poussant la liberté de ton jusqu’à la mauvaise fois ; rechercher  la meilleure, la pire, la plus flagrante des mauvaises fois, la plus trompeuse  pour  que sa musique la rende crédible ! C’était ça son exploit ! Elle était là sa petite motivation littéraire pour exercer son style, l’entrainer comme on fait des gammes.

 Il a manqué d’être condamné à mort à la libération pour avoir vomi de tels outrages à l’humanité. ”Les Beaux Draps” est un torchon antisémite, mais sa force destructive est si artistique qu’on risque l’embrigadement .  Céline avait une œuvre à poursuivre, c’est ce qu’ont semblé oublier les  misérables saute-ruisseaux qui se sont fait  les messagers cyniques des convictions politiques de l’écrivain. Le lecteur  ne peut s’associer à elle :  sans la légitimité artistique, cette course folle vers les abîmes n’a aucun sens.

Dans Aguirre la colère de Dieu, Kinski frappe réellement les acteurs avec son épée, l’un d’eux a même failli avoir la tête tranchée et n’a dû son salut qu’à son casque. Werner Herzog, le réalisateur continue de filmer malgré l’incident, il sait qu’à cet instant précis son acteur est au sommet de son art . Lorsque la séquence fût bouclée, Klaus Kinski n’a esquissé aucun regard pour sa victime, aucune compassion : c’est un animal, un être tourmenté qui crache son désespoir entre deux scènes et gâche la vie de ses proches. Mais devant la caméra il n’y a pas meilleur. Il est l’homme en vie.

 

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Les génies ne sont pas des héros. Il ne sert à rien de s’en réclamer ! Ils vous haïraient jusque dans leur tombe pour ça.

Kinski,

ou Céline

est

un animal craintif ;

Il n’aime pas les autres bêtes

et préfère sa niche aux autres terriers.

Il a eu peur de l’orage, alors il a décidé d’être l’orage…

Edition Speciale

1 mai 2009 par ctoileblog

speedy

La Pandémie tombe à pic pour solutionner la crise économique mondiale :

Le chercheur  qui a volontairement laisser trainer sa seringue d’H1N1 à côté de sa Tequila dans un Bar à Tapas de Mexico postule pour le Prix Nobel d’Economie 2009

La montagne du diable

30 avril 2009 par ctoileblog

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Il y a une charmante colline qui surplombe Berlin ; en hiver les enfants et les amoureux la descendent en luge. Ils ont l’impression de foncer sur la ville. L’été on s’attend à voir Heidi surgir avec son St Bernard. C’est merveilleux.

Un monument dans la ville ! une curiosité ! Et pourtant on se trompe.

En basses saisons, elle révèle sa véritable nature. Cette montagne réduite n’est qu’un monticule gris. Lorsque le jour ressemble à la nuit, on se souvient de son nom : Le Mont Du diable. Un cauchemar qu’on préfère oublier, comme les vérités que nient les vieillards du coin.

N’allez pas remuer la terre ! Sous la neige et les paquerettes il y a du fer.

 Le Mont du Diable est composé de tous les débris d’immeubles détruits en 1945, des morceaux d’un passé que l’on voit ressurgir par temps de pluie. Les pieds qui collent à la boue, c’est  la terre qui nous prévient qu’on marche sur la guerre.

Faire de la luge sur un monument aux morts c’est une idée originale, une idée berlinoise.

Note : 12 millions de mètres cubes de débris, 400 000 immeubles.

Du cul pour noël ?

12 décembre 2008 par ctoileblog

monicabellucci

 

 

Ce n’est pas facile de parler du cul ; je veux dire des fesses – encore moins de définir les critères d’un postérieur parfait.

 On peut adopter un ton universitaire :  sensiblement rond, joliment galbé, dur, rebondi, il confère à la taille une belle apparence.

 

On peut aussi résumer la situation à ma façon : 

Ton cul c’est les chutes du Salto Grande ! 

 

 Toutefois la définition la plus exacte est la suivante :

Un cul parfait produit un son de caisse claire lorsque notre bas ventre s’y cogne en levrette.

manga

Step up love story , T3 Step up love story Aki Katsu

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Les belles nanas ont un dos creusé et un cul retroussé.

Je ne vois pas autre chose :

une femme équipée d’une arme aussi redoutable mérite

d’être réduite à son cul !

Quel bonheur pour une Dame de perdre son individualité au profit de son cul !

Son caractère, son originalité, son titre de noblesse c’est son cul ! 

Le cul nous contraint aux rimes riches en cul !

Désolé.

 

 bd-manara-dessin-1

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Un panorama ! Une géographie !

  

 

Un beau cul ?

Je dirais…

Pas fromage blanc mais plutôt mousse au chocolat :

 

 

 

Quoiqu’un petit cul de blanche racé c’est chic : un cul chupa chups on appelle ça.

La fesse d’étudiante en lettre par exemple ou le cul d’une pigiste,

elle cache bien son jeu la pigiste –  toujours assise sur son trésor de guerre .

 

Au nord il y a le cul finlandais !

Mais attention le cul d’une finlandaise se bouffe avec une  langue finnoise.

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warmup” Warm Up ” de Bénédicte Martinexiste aussi en format poche depuis 05/2008

 

 

La littérature protège son derrière, pourtant elle s’expose en couverture.

On pense au cul de Bénédicte Martin et son chef d’oeuvre d’excitation “warm up”

qui n’est pas un roman de salope

mais d’une écrivain callipyge de talent.

 

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Jean-Pierre Marielle, mon idole, parle mieux de cul que moi :

 

Les Galettes de Pont-Aven, de Joël Seria (1975) 

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 Un catalogue du cinéma hors circuits

avec les rééditions DVD du   chat qui fume

http://www.lechatquifume.com/

 

arriere

Western réalisé en 1975 par le grivois Jean-Marie Pallardy

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On nous fait la messe pour des seins, mais deux poires bénites ne vaudront jamais un cul d’enfer.

En fait, rien ne vaut un voyage au centre de la terre.

 

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manara-11Manara 

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Une fesse provocante et vlan !

Ça me met d’humeur Al dente

J’ai l’Italie dans les yeux, puis ça se précise : bientôt  je vois Pompéi et l’ éruption de son vésuve.

 Je bois le Tabasco jusqu’ à la lie

 

102

Druuna

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S.A.V

COMMENT ENTRETENIR SON DERRIERE 

 

1

- Secret de fabrication -

 Un beau cul ça ne s’entretient pas.

La peau des fesses oui :

“Flacon de 100ML de Biseptine en spray” pour des fesses plus douces.

 

2

- La triche -

good_tricheuse-52e52

 Au 19ème Siècle  il y avait le « cul de Paris », le fameux coussinet pour les fesses sans fossettes ;

aujourd’hui il y a la culotte de “la petite tricheuse” d’Aubade. 

 

© copyright / tous les textes sont de ctoileblog

L’infarctus

26 novembre 2008 par ctoileblog

 

Ça doit être une douleur intercostale ou alors une crampe.

Je décide de regarder un peu la télé pour me détendre avant d’aller dormir. De toute façon je ne vais pas trouver le sommeil dans cet état.

Soudain je suis saisi

Je prends l’eau ;

mon cœur est pris dans un étau ;

je coule ;

mon cœur est à nouveau compressé ;

je pense : Il est passé minuit et tout le monde est au lit.

Le choc est violent –  la tête qui frappe le plafond – à la limite de refaire surface.

Je crois que je vais mourir là, assis dans un canapé.

 

Un cri silencieux dans la nuit

Seul au monde chez soi.

 

La peur est un sursaut : elle me propulse hors de l’eau !

Je me cramponne à la vie, je cherche en vain.

Brasse de l’air en sous-vide un moment

puis je trouve  l’ accoudoir, je m’aggripe à lui très fort pour maintenir le contact avec la matière.

Je veux bouger davantage mais plus rien ne fonctionne.

Ma tête tourne, une force invisible me plaque contre le dossier : une force centrifuge.

Des tensions douloureuses me transpercent de part en part, la douleur est vive.

Je n’ai plus que mes nerfs pour agir,

pour  rejoindre ma femme.

La chambre n’est pas si loin.

Le ballon est gonflé à bloc, mais je vais chercher le dernier millimètre cube pour me lever et atteindre  l’escalier. J’entame l’ascension .  Je pousse mes jambes, je pousse une portière de voiture engloutie. Je lutte contre le poids de l’eau, c’est physiquement impossible. 

Et pourtant me voilà en haut ! Mon corps asphyxié transgresse les lois élémentaires et continue sa route.

Ce n’est plus moi.

J’avance de toutes mes fibres vers la chambre, je pousse la porte et à mesure qu’elle s’ouvre une ombre se dessine sur le sol. Elle me semble étrangère. La forme est presque cubique, tellement ce corps tendu est traversé de convulsions électriques et s’articule par saccades. Bientôt l’image sombre et rectangulaire se dérobe sous mes pieds et se transforme en gouffre-avaleur.

Lorsque l’ombre veut manger l’original, c’est la mort qui surgit des ténèbres.

Heureusement ! Plutôt que de sombrer, je pense à la regarder.

 

Elle dort,

La conscience d’un amour me rend la vie,

je balance mon bras en avant, un éclair dans la pénombre.

Je pose ma main sur son épaule.

Tout doucement

Je ne fais jamais ça,

alors elle se réveille.

 

Une main statufiée, qui se fossilise tendrement sur l’épaule de ma femme.

 

Hommage à mon oncle, victime survivante d’un infarctus la semaine dernière.